L’Acte inconnu

L’Acte inconnu a vu le jour après un voyage de Valère Novarina en Haïti et de sa rencontre avec Guy Régis Junior. Dans cette pièce, l’auteur, metteur en scène et peintre nous plonge dans son univers ou le langage est présenté comme une faculté qui permet à l’homme de se libérer. A travers l’Acte inconnu, Valère Novarina fait référence aux rêves, à la capacité extraordinaire du langage comme outil de « remémoration », pour ne pas oublier, pour se souvenir et repartir à zéro.

Dans un rapport subtil au corps, à l’esprit, à la fusion des sens, Valère Novarina veut faire de chaque représentation un renouveau. Recréer la langue, les mots, l’étonnement du fait même de parler et voir le monde évoluer en se transformant sous l’effet du langage. Avec un mélange d’actes semblables à un ballet, l’auteur nous transporte au cœur de nombreuses figures contradictoires découpées en quatre mouvements intitulés : « L’ordre rythmique », « Comédie circulaire », « Le rocher de l’ombre » et « Pastorale égarée ».

Ces mouvements, joués par 13 comédiens, renaissent les uns dans les autres avec en leur centre, la parole. Cette parole, structurante, tranchante, colorée, qui nous défini, nous fait grandir et se renouveler.

Dates :

Jeudi 24 septembre 2015

Vendredi 25 septembre 2015

(suite…)

Villes

Sur scène, un acteur, une table, une caméra vidéo, une centaine d’objets et matériaux avec lesquels Olivier Ducas construit, déconstruit, dessine des villes dont il raconte l’histoire. Par ces villes imaginaires, il évoque des anecdotes sur leurs constructions, l’architecture ou sur leurs habitants.

À travers une scénographie époustouflante, Olivier Ducas nous propose un voyage en tension, entre le réel et l’imaginaire, entre ce que nous voyons et ce qui est. Grâce à la caméra simultanée, le spectateur expérimente deux points de vue : l’action réelle et l’image projeté permettant un dialogue entre la matérialité des objets, leur captation par une caméra et leur apparition sur l’écran. Le comédien, quant à lui, n’est plus le héros de l’histoire, mais un narrateur, un passeur. Une véritable réflexion au monde, sur notre rapport aux autres, à la ville et à leurs habitants.

Dates :

Lundi 28 septembre 2015

Mardi 29 septembre 2015

(suite…)

Solitaritate

Cette pièce traite de la classe moyenne citadine roumaine obnubilée par la réussite à l’européenne, négligeant son histoire et ses singularités pour parvenir aux standards de vie promus par les médias et par Bruxelles. Tout sera question de positions, postures, migrations, propriétés et du rapport privé/public.

Des fonctionnaires débattent sur la hauteur du mur – pardon, de la ligne de démarcation – qui, dans la ville de Baia Mare, séparera la population «historique» de la communauté rom. Un couple pèse les avantages et les inconvénients du recours aux servi ces
d’une nounou philippine pour les soutenir à la maison. Une icône du théâtre décédée
– Eugenia Ionesco –, rejoindra le cimetière du peuple après la vente de sa prestigieuse concession par son fils. Une radiographie sévère de ces nouveaux riches en 5 mouvements.

Dates :

Mardi 29 septembre 2015

Mercredi 30 septembre 2015

(suite…)

Façons d’aimer

« …je fais quoi alors que je suis gauchère? Et être gauchère c’est être africain, et maman dit que c’est pas parce que les africains sont noirs qu’on ne les aime pas, c’est parce qu’ils sont sans papiers, mais papa dit que c’est parce qu’ils vendent leurs forêts et se laissent faire. Monsieur le procureur? Qu’est ce que je fais alors qu’on a plus de forêts pour les papiers? Alors que la mer n’est pas ici, que le blé n’est pas ici, qu’être noir c’est être africain et être africain c’est être gauchère, alors que moi j’ai oublié ma main droite dans les cuisses de maman ? »

Une femme se retrouve au tribunal et devra expliquer au procureur, pourquoi par amour, sa mère l’a violentée parce qu’elle était gauchère, et comment par amour toujours, elle sera amenée à tuer son mari qui l’a délaissée et humiliée.

Le tout dans une écriture sensible et bienveillante. Un regard critique mais aimant d’un continent africain qui s’oublie et se meurt.

Dates :

Mercredi 30 septembre 2015

Jeudi 1er octobre 2015

(suite…)

Tout ira bien

« Nous avons tous une histoire avec les Roms/Je veux dire/Nous avons tous une petite anecdote personnelle à raconter où les Roms jouent un rôle important ». C’est par ces mots que Jérôme Richer commence Tout ira bien, pièce qui est une manière pour l’auteur d’interroger notre relation à la communauté Rom et à ce que cette dernière dit de nous.

Par « nous », Jérôme Richer entend les sédentaires, ceux du dedans, par opposition aux nomades, ceux du dehors. Il nous renvoi à nos propres a priori et clichés : une mère voulant inciter son fils à ranger sa chambre en disant : « on est pas chez les bohémiens ici », un oncle qu’on qualifie de gitan car il vit de récupérations et de petits larcins…

L’auteur nous propose un spectacle en 3 volets et mélange différentes techniques théâtrales : du stand-up à l’oratorio. Avec la volonté de rendre compte des intérêts de chacun sans trancher, Jérôme Richer ne fait pas un plaidoyer en faveur de la communauté Rom, mais propose ici un questionnement. D’évènements anecdotiques ou bien plus tragique comme l’opération des enfants de la grand-route, pendant laquelle les enfants Jenisches étaient enlevés de leurs familles et replacés dans des familles sédentarisés, des établissements d’accueils ou des hôpitaux psychiatrique dans le but de mettre un terme à leur mode de vie nomade ; l’auteur tente à travers Tout ira bien, d’interroger notre rapport à la communauté en regard des relations que nous entretenons avec les Roms.

Dates :

Jeudi 1er octobre 2015

Vendredi 2 octobre 2015

(suite…)

Les époux

« Les époux Ceaucescu, c’est un mythe dont le théâtre peut s’emparer. Une fable terrible, à faire frémir, mais dont il faut arriver à rire pour s’en libérer. Car il y a du grotesque dans cette démesure, dans cette ostentation mégalomaniaque, dans ce goût du spectacle, dans ce culte de la personnalité, d’autant qu’elles n’étaient pas gâtées au départ, ces personnalités. », ainsi s’exprime David Lescot dans la préparation de ce projet d’écriture qu’il partage avec Anne Laue Liègeois. Tous deux ont un intérêt pour le communisme, pour l’histoire et pour la Roumanie.

Les couples au pouvoir, c’est une suite logique  après Macbeth créé par Anne Laure Liègeois et présenté au théâtre de l’Union en 2014. Les Epoux c’est un peu Père et Mère Ubu. D’aucun trouverait même des ressemblances avec d’autres couples qui traduisent comment l’intime peut, de temps en temps, mener le monde .  Agnès Pontier et Olivier Dutilloy interprètent cette comédie noire, cette saga historique, avec un appétit  de jeu qui nous emporte avec bonheur aux confins des relations confidentielles du couple dictateurs roumains.

Dates :

Jeudi 15 octobre 2015

(suite…)

Lucia di Lammermoor

En Écosse, à la fin du XVIe siècle.

Lucia Ashton et Edgardo de Ravenswood, descendants de deux familles rivales, s’aiment. Enrico, le frère de Lucia, ne peut supporter de la voir épouser cet ennemi héréditaire. Il complote et parvient à les brouiller par un malentendu qui aboutit à la folie de Lucia et au suicide d’Edgardo.

Inspiré du roman de Walter Scott, La Fiancée de Lammermoor, le chef-d’œuvre de Donizetti catalyse tout le siècle romantique : sur un bel canto tragique et des timbres enflammés, les passions se livrent. Proposant un univers intemporel, où le fantastique prend toute sa place, plus qu’une reconstitution de l’Écosse des siècles passés, Jean-Romain Vesperini imagine un décor unique, un monolithe à la fois château, cimetière, lieu de rencontres amoureuses autour duquel les personnages poursuivront un but ultime : l’expression de l’émotion à travers la sensualité

Dates :

Mardi 3 novembre 2015

Jeudi 5 novembre 2015

(suite…)

Sankara – Mitterrand

Palais présidentiel de Ouagadougou, 17 novembre 1986.

Deux hommes se font face à une table de banquet. Le premier, Thomas Sankara, s’est emparé du pouvoir à la suite d’un coup d’État instaurant un régime d’inspiration marxiste-léniniste. Le second, François Mitterrand se rend au Burkina Faso pour mieux évaluer l’étendue de cette révolution populaire.

Lors de la réception officielle, Sankara se lance dans une diatribe enflammée pour dénoncer pêle-mêle le néocolonialisme, les rapports Nord-Sud, l’attitude de la France envers certains dirigeants. L’audace peu protocolaire fait mouche. Froissé d’être ainsi placé face à ses propres contradictions, le chef de l’État français réplique. S’engage un échange aigre-doux où la causticité du vieux lion répond à l’impertinence et à l’ironie du jeune loup.

C’est donc cet échange qui a inspiré façon Oulipo la pièce de théâtre « Mitterrand et Sankara » de Jacques Jouet qui introduit un troisième intervenant : le « Théâtre simple ». Personnage théorique, modérateur du débat et allégorie de l’art scénique.

Dates :

Mardi 03 novembre 2015

(suite…)

Les primitifs

Victorieuse du premier jeu de téléréalité politique, une femme devient maire de sa ville. Un metteur en scène décide de transposer son histoire au théâtre. Le soir de la première, tout dérape : une mystérieuse menace pèse soudain. Le public, les artistes et l’équipe du théâtre n’ont plus la possibilité de sortir de la salle…

Aujourd’hui, nous savons comment s’opère la manipulation des individus et des masses, alors, pourquoi sommes-nous toujours capables d’y croire ? Comment pouvons-nous encore voter pour des personnalités politiques dont le discours n’est pas écrit en fonction de leurs convictions mais en fonction du retentissement médiatique, du principe de séduction des électeurs ?

Les primitifs s’attaquent à ces vastes sujets que sont la peur, la communication ou encore la manipulation de l’opinion et interroge notre positionnement, notre attitude, notre responsabilité dans un système politique surmédiatisé. Une pièce construite « à vue » dans laquelle le public est le premier témoin de la fabrication de la peur, et au-delà, il en est le premier complice…

Dates :

Jeudi 12 novembre 2015

(suite…)

Le songe de Sonia

Le protagoniste de l’histoire a perdu sa raison d’être ; la réalité lui semble monstrueuse, et les gens complètement indifférents à ce qui les entoure. Ayant pris la décision de se suicider, une seule chose l’empêche de passer à l’acte : il repense à une petite fille qu’il a rencontrée quelques jours auparavant. Il s’endort. Le rêve qu’il fait alors l’ébranle et bouleverse les représentations qu’il avait du monde et de lui-même. À son réveil, il découvre soudainement un nouveau sens à son existence…

Dates :

Vendredi 13 novembre 2015

(suite…)